lundi 6 mai 2013

Un homme pris au piège par les flammes

Un terrible incendie a ravagé le dernier étage d'une maison du boulevard Pasteur. Les policiers ont évacué à temps la propriétaire de 81 ans, mais n'ont rien pu faire pour sauver son fils de 53 ans.
 Dans la nuit de samedi à dimanche, il est un peu plus d'1 h 30 du matin lorsque Françoise Hochart, qui habite au numéro 35, du boulevard Pasteur, compose le 17. « En allant me recoucher, je ne sais pas pourquoi j'ai regardé par la fenêtre, j'ai vu une voiture s'arrêter brusquement dans la rue, deux hommes en descendre. Sur le coup, j'ai pensé qu'ils voulaient voler la voiture garée devant la maison des voisins. Quand j'ai ouvert la fenêtre, j'ai entendu une détonation. C'était la fenêtre du toit des voisins qui explosait, et là j'ai vu des flammes en sortir. »
Un mur de flammes
La police ne tarde pas à arriver. Françoise Hochart indique aux deux policiers de la brigade anti-criminalité de Soissons que sa voisine, une femme de 81 ans, dort au premier étage. « Ils sont entrés par effraction. Ils l'ont appelé plusieurs fois, mais Madame Bonte ne répondait pas. C'était la seule chose à faire. Il y avait urgence. Il y avait des flammes partout, elles ont transpercé le toit. Je savais déjà que c'était fini pour son fils, qu'il dormait tout là-haut. Comment pouvait-il s'en sortir vu la violence du feu ? »
« Des pompiers partout »
Les deux policiers trouvent l'octogénaire au premier, endormie dans son lit. Ils l'évacuent de la maison avant de rentrer à nouveau pour tenter de sauver le fils.
Mais ils se heurtent à un mur de flammes, empêchant toute progression vers le deuxième étage. « Ils ne pouvaient rien faire, poursuit Françoise Hochart. Ils ont alors attendu sur le trottoir l'arrivée des sapeurs-pompiers. »
D'importants moyens ont été mobilisés tandis que la propriétaire, légèrement intoxiquée par la fumée, était conduite sous assistance respiratoire au centre hospitalier de Soissons.
Au total, vingt-cinq sapeurs-pompiers des centres de Soissons, Hartennes-et-Taux et Vailly-sur-Aisne, sous les ordres du capitaine Bénédicte Gautier, ont lutté pour éteindre les flammes au numéro 31 et empêcher la propagation du foyer à la maison mitoyenne dont les propriétaires étaient absents. « Il y avait des pompiers partout dans la rue. Ils s'activaient dans tous les sens », se remémore un voisin.
Peu avant 3 heures, une fois le feu éteint, les pompiers ont découvert dans les décombres du deuxième étage, le corps sans vie de Christophe Bonte, 53 ans.


http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/un-homme-pris-au-piege-par-les-flammes

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