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jeudi 4 décembre 2014

Drame de Thoraise : le témoignage de celui qui a tenté de secourir la victime

Besançon. « Non, je n’ai pas réussi à le sortir de l’habitacle », se désole Johann Dias-Pereira. Ce maçon de 27 ans est celui qui, avec courage et détermination, a tenté de secourir Christophe Taurines, mardi soir, après que sa voiture ait plongé dans le Doubs, à Thoraise (lire notre édition d’hier).
Autre confusion : cet habitant de Busy ne circulait pas à vélo mais en voiture. Les cyclistes sont arrivés après sur les lieux. « J’étais venu voir l’état du Doubs car, comme je suis en congé actuellement, je projetais d’aller à la pêche. C’est là que j’ai aperçu les phares allumés qui dépassaient de l’eau. Le temps de faire une marche arrière pour m’assurer que je ne rêvais pas, de me rendre compte qu’il semblait y avoir du mouvement dans la voiture, j’ai pris un marteau dans mon coffre et j’ai sauté à l’eau. »
Bravant le froid, Johann Dias-Pereira va tout tenter pour secourir l’automobiliste. « L’eau avait déjà envahi l’habitacle et le conducteur était inerte. J’ai plongé plusieurs fois pour tenter de le sortir mais il était coincé. Je n’y suis pas arrivé. »

« Je le connaissais »

Le maçon comprend alors que le drame est consommé. « Ça faisait bien dix minutes que je m’escrimais et je commençais à être tétanisé et à couler comme une pierre. En même temps, je n’avais pas envie de le laisser là. C’est compliqué de se dire que l’on est seul et complètement impuissant… »
Le second choc viendra après que les plongeurs des sapeurs-pompiers aient réussi à remonter le corps de Christophe Taurines. À ce moment, Johann Dias-Pereira est lui aussi pris en charge par les secours, en état d’hypothermie. « C’est là que je l’ai reconnu. Je suis également judoka. Je le connaissais. On s’était déjà croisé sur les tatamis. On avait parlé ensemble ! »

http://www.estrepublicain.fr/actualite/2014/12/04/j-ai-plonge-plusieurs-fois-en-vain

samedi 8 novembre 2014

Corentin, 11 ans, mort lors d'une opération de l'appendicite : le témoignage de sa mère

Les parents de l'enfant de 11 ans mort le 2 novembre à la suite d'une opération de l'appendicite dans une clinique de Metz ont déposé plainte pour "comprendre" les circonstances de ce décès. Sous le choc, sa mère témoigne.
"Qu'est-ce qui s'est passé ? S'il (le médecin) n'a pas enlevé [l'appendice] mais qu'est-ce qu'il a fait toute la journée ?" La mère de Corentin veut comprendre. Son fils de 11 ans est mort dimanche dernier à la suite d'une simple opération de l'appendicite à la clinique Claude-Bernard à Metz. Une opération au cours de laquelle selon les parents et des informations du Républicain lorrain, l'aorte (qui part de la région du cœur et s'étend jusqu'à l'abdomen) et le foie de la victime ont été touchés. "Je ne suis pas médecin, mais j'ai dis : ' mais l'aorte ?'", raconte encore la mère du garçon dont l'appendice n'a pas été enlevé pendant l'opération.

Les parents ont déposé plainte contre X pour homicide involontaire afin de "comprendre" les circonstances du décès de leur fils, a indiqué samedi leur avocat à l'AFP. "Personne n'a été visé nommément dans la plainte, l'enquête dira s'il y a des responsabilités pénales", a-t-il précisé. Le parquet avait indiqué vendredi avoir ouvert une information judiciaire contre X après ce décès. L'Agence régionale de santé (ARS) de Lorraine a indiqué samedi avoir également diligenté une enquête médico-administrative pour éclaircir les circonstances de ce décès. Selon l'avocat de la famille, une autopsie de l'
enfant a eu lieu dans la semaine. "Le rapport d'autopsie n'est pas encore rédigé, mais a priori il semblerait qu'il confirme l'incompréhension des parents", qui travaillent tous deux dans le domaine médical, a-t-il dit.

"Les parents veulent comprendre comment en partant au bloc pour une intervention somme toute relativement banale d'appendicite, on finit par ne pas sortir du bloc avec une aorte touchée et le foie aussi", a dit leur avocat. Ils "sont dans une situation de choc, ils ont un besoin de réponses mais de réponses données de manière impartiale par la justice", a-t-il ajouté, expliquant que les parents avaient pour l'heure décliné une rencontre proposée par la direction de l'établissement, injoignable samedi matin. Les obsèques du garçon étaient en cours samedi matin. "Il faut épargner les parents aujourd'hui, ce n'est pas forcément le meilleur jour pour qu'ils parlent aux médias", a estimé M. Baerthelé.
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http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/corentin-mort-lors-d-une-operation-de-l-appendicite-le-temoignage-8514488.html

mardi 28 octobre 2014

Barrage du Tarn : "Un pote est tombé" raconte un ami de Rémi

Victor Belle était avec Rémi quand le corps inanimé du jeune homme a été ramassé par les gendarmes lors d'affrontements avec des opposants au barrage contesté de Sivens (Tarn).
Un pote est tombé" et les forces de l'ordre "l'ont emmené" : Victor Belle était avec Rémi quand le corps inanimé du jeune homme a été ramassé par les gendarmes lors d'affrontements avec des opposants au barrage contesté de Sivens (Tarn). A côté d'une tache de sang, il raconte ce qu'il a vu. "On voulait faire en sorte qu'il n'y ait plus de gendarmes sur la zone et arrêter ce chantier", commence par dire Victor, la vingtaine, pour expliquer pourquoi il s'est rendu, dans la nuit de samedi à dimanche avec plus d'une centaine d'autres opposants à une extrémité du chantier. Les forces de l'ordre y étaient postées pour garder les cabanes des ouvriers déboisant le site.
"On a compris que c'était notre pote"
"Ils avaient des flash-balls et nous visaient. Ils ont commencé à tirer des lacrymogènes. C'était chaud", dit le jeune homme, se présentant comme un militant de la cause écologiste, ayant déjà eu maille à partir avec les forces de l'ordre sur d'autres terrains de lutte. "Entre 2 heures et 2h30, on a vu un pote tomber au sol. Les CRS se sont mis à quatre pour le tirer et l'emmener", assure-t-il, en montrant du doigt une tache de sang, d'une trentaine de centimètres sur vingt, encore présente sur l'argile damée où se sont déroulées les échauffourées. A partir de la tache, on distingue nettement des lignes parallèles qui peuvent faire penser à celles laissées par deux pieds traînant sur le sol. "Ça a duré jusqu'à 4 heures du matin et dimanche, on a entendu qu'il y avait eu un mort. On a compris que c'était notre pote".
 "Il n'était pas bourré, il n'était pas défoncé"
Selon le procureur d'Albi, Claude Dérens, les gendarmes retranchés dans l'aire de stockage des engins de chantier avaient été attaqués par une centaine de manifestants violents qui voulaient en découdre et jetaient des cocktails Molotov par dessus les grillages. Les forces de l'ordre avaient alors repéré le corps d'un jeune homme au sol et avaient effectué une sortie pour aller le chercher et lui porter secours.
"Aujourd'hui, on a la haine", lance Victor. "Et je tiens à dire que notre pote était lucide. Il n'était pas bourré, il n'était pas défoncé", lance-t-il, tout aussi ulcéré par les affirmations selon lesquelles les opposants qui ont affronté les gendarmes seraient des anarchistes. "C'est faux. On n'a rien d'anarchiste. Je n'ai rien à voir avec ça. Mon pote non plus". "On a balisé la zone nous-mêmes", explique Alain Hébrard, membre de la Confédération paysanne, en montant un grillage autour de la flaque de sang. La mort d'un opposant, "c'était quelque chose qui risquait d'arriver. Pour le moment, on ne désigne aucune responsabilité mais évidemment, ce ne serait pas arrivé s'il n'y avait pas eu cette situation", lance le militant de la Confédération, béret rouge vissé sur ses cheveux blancs.
http://www.midilibre.fr//2014/10/27/un-pote-est-tombe-raconte-un-ami-de-remi,1072307.php

lundi 11 août 2014

L'émouvant témoignage du père de l'une des deux victimes fauchées à Lattes

Pour le père de Boutaïna, 19 ans, qui résidait à Gabels (Hérault), "ce qui s'est passé était volontaire".
"Ce qui est arrivé, ça n'était pas un accident". C'est l'intime conviction du père d'une des jeunes filles, décédées dans la nuit du jeudi 7 août après avoir été fauchées sur leur scooter par un chauffard qui a pris la fuite, à Lattes (Hérault). "Elle a été assassinée. Ce qui est arrivée c'était volontaire : quand on boit et qu'on conduit c'est de la préméditation", a témoigné sur BFMTV, Hassan, le père de Boutaïna, renversée alors qu'elle se rendait au travail avec son amie Claire, installée à l'arrière du deux-roues. "J'ai la rage", a ajouté le père de la victime.


http://www.midilibre.fr//2014/08/10/l-emouvant-temoignage-du-pere-de-l-une-des-deux-victimes-fauchees-a-lattes,1036196.php

lundi 24 février 2014

Edgar, mort à 14 ans : « un banal accident de la route aux conséquences dramatiques », selon son papa

Un adolescent de 14 ans, Edgar Hamelin, de Lorgies, a été fauché mortellement vendredi alors qu’il marchait avec un copain en direction de Neuve-Chapelle. Son père a accepté de témoigner.
Dans la maison familiale, à Lorgies, les mots du père d’Edgar résonnent avec sobriété au-delà des larmes. Dans le village, depuis l’accident de vendredi qui a ôté la vie à l’adolescent de 14 ans, fils unique, les propos sont emplis de compassion envers ses parents. Ses amis ont ouvert une page Facebook pour lui rendre hommage. À la gendarmerie de Laventie, on a prolongé la garde à vue du conducteur dans l’attente du résultat des analyses. L’homme de 25 ans devrait être présenté au substitut du procureur ce lundi.

Les vérités du père, Serge

Serge, le père d’Edgar, a bien voulu nous parler de son fils. Mais tout d’abord, il veut remettre certaines choses à leur place.Non, le conducteur qui a percuté son enfant sur la route du Beau-Riez qui va à Neuve-Chapelle n’a pas volé le portable d’Edgar comme le croyait une de ses amies. C’est une rumeur qu’il faut stopper. Il comprend que les amis de son fils soient « meurtris et furieux ». C’est pourquoi il veut dire ce qui est.
Edgar et son copain Julien marchaient en s’aidant de la lumière de leur téléphone mobile. Sur cette route, il n’y a pas un seul point d’éclairage public. Edgar a été percuté et tué sur le coup. Une fracture du crâne. « Je ne pense pas que l’on aurait pu le sauver », dit-il. Serge croit savoir que les enfants auraient pu se trouver plus nombreux. Ils devaient y aller à quatre, à cette friterie de Neuve-Chapelle.

Pas d’incinération pour les besoins de l’enquête

Serge et Catherine attendaient, hier matin, un coup de fil du procureur pour savoir s’ils pourraient célébrer les obsèques de leur fils comme prévu mercredi à 14 h 30. Pour les besoins de l’enquête, il raconte qu’on lui a demandé de ne pas faire incinérer le corps, au cas où d’autres examens seraient nécessaires. Des détails de procédure qui viennent ajouter de la douleur à la douleur...
Sur la table du salon, les faire-part sont prêts. Sur les murs de la maison familiale, des photos de chevaux. C’est la grande passion de la famille. Serge évoque ce week-end au championnat de France de jumping au Touquet, et Edgar qui adorait poser devant le cheval avec lequel sa maman avait participé au concours.

Un ado amoureux des animaux

L’amour des chevaux de ses parents, c’est sans doute ce qui a donné à Edgar ce sens très subtil de l’accord avec les animaux. L’adolescent parvenait à approcher des poulains dans un pré, alors que, d’habitude, ces jeunes équidés sont un peu méfiants. Serge évoque encore la grande joie de son fils quand il pouvait jouer avec le chien berger de la ferme d’à-côté. Et, bien sûr, les projets d’avenir pour Edgar, pas très porté sur les études, qui avait choisi de préparer à la rentrée prochaine un métier en relation avec le monde animal.
« Il avait déjà son galop 4. Il était gentil », se souvient, admirative, la fille de Sandrine qui tient l’estaminet au bourg. La jeune fille n’a pas le droit de prendre la route à pied. « Il n’y a pas de trottoirs », remarque Sandrine. Mélanie, qui sert les cafés, indique qu’elle l’emprunte toujours « en plein phare, pour plus de prudence, car c’est un trou noir ». « À la campagne, on s’imagine qu’on est en sécurité. Mais on ne peut plus se promener, c’est devenu trop dangereux. Il faudrait mettre des gilets fluo aux enfants », ajoute Sandrine. La route vers Neuve-Chapelle, tout le monde la prend pour aller à la friterie.

         http://www.lavoixdunord.fr/region/lomme-loos-et-les-weppes/lorgies          

samedi 4 janvier 2014

Femme enceinte tuée par un rocher : la mère du compagnon témoigne

Le téléphone sonne, Marie-Thérèse Marchand décroche. Au bout du fil, son fils aîné, Patrick, âgé de 46 ans, lui demande " de s'asseoir sur une chaise". Il lui raconte tout, le rocher qui se détache de la montagne et écrase son véhicule lancé sur une route de montagne, près d'Artouste dans le Béarn, le décès de sa compagne, Karine Vocant, 36 ans, dont il attendait depuis sept mois, un enfant, mort lui aussi dans l'accident. " Patrick m'a dit qu'il avait la vie sauve, qu'il n'était pas blessé mais tout laisse penser qu'il était en état de choc lorsqu'il m'a appelée", confie Marie-Thérèse Marchand.
Il n'en fallait pas plus pour que le frère de Patrick, qui était en vacances à Pontours avec ses jeunes enfants, décide de se rendre immédiatement au chevet de son frère, hospitalisé à Pau. "Il est parti dans la minute où il a su ce qui était arrivé à son aîné", raconte Marie-Thérèse Marchand, qui espère voir revenir son cadet ce soir "avec des nouvelles". " Pour l'instant, on n'en sait pas plus que ce que nous a dit Patrick", confie-t-elle.
Marie-Thérèse Marchand est "accablée" par la mort de Karine Vocant. "Nous sommes tous sous le choc", confie-t-elle. "Patrick et Karine se connaissaient depuis six ans. Ils allaient avoir leur premier enfant ensemble. Patrick était fou de joie".
Karine avait 36 ans, un travail d'aide à domicile auprès des personnes âgées. Originaire de Lalinde, elle habitait avec Patrick, cadre chez le papetier Munskjo ( ex-Ahlstrom), à Pontours depuis quatre ans. Le couple aurait dû rentrer chez lui, en Dordogne, samedi matin.

http://www.sudouest.fr/2014/01/03/femme-enceinte-tuee-par-un-rocher-j-ai-eu-mon-fils-au-telephone-apres-le-drame-1419069-7.php

mercredi 30 octobre 2013

Décès du cycliste : un témoin parle

Les circonstances de l'accident qui a coûté la vie à un cycliste lundi 28 octobre peu avant 18 heures à La Boisselle se précisent. Accident dans lequel est décédé Bernard Duquenne, un habitant de Courcelette âgé de 63 ans. Un Citroën Berlingo et un poids lourd transportant 20 tonnes de soja, qui s'est renversé sur la D 929, ont été impliqués.

Mardi matin, le conducteur de la Berlingo, très choqué, a été auditionné par les gendarmes de la brigade d'Albert. Il a donné sa version des faits, racontée par son épouse, qui suivait le camion : « Mon mari a vu le vélo qui n'était pas bien éclairé et il a freiné pour l'éviter. Mais il ne l'a pas touché. Le poids lourd a alors percuté la voiture. Mon mari a vu dans son rétroviseur la remorque du camion qui se couchait. Il s'est arrêté juste après, et moi aussi, derrière le camion. Mon mari était très choqué et m'a aussitôt dit qu'il y avait un cycliste. Le chauffeur du poids lourd ne le savait pas. On l'a cherché et on la retrouvé, mort. J'ai appelé les pompiers à 17 h 57. »

Bernard Duquenne a été tué sur le coup, écrasé par les roues du camion. « Il était célibataire et sans enfant, raconte le maire de Courcelette, Xavier Vandendriessche. Il allait souvent à La Boisselle à cette heure-là, pour aller acheter du pain et du lait à l'épicerie pour ses chats. On lui avait déjà souvent dit que c'était dangereux de rouler de nuit mais il y allait presque chaque jour à cette heure, à vélo, quel que soit le temps. » Lundi, il était près de 18 heures. Il faisait nuit et il pleuvait. la visibilité était très réduite.


http://www.courrier-picard.fr/region/deces-du-cycliste-un-temoin-parle-ia0b0n225994

jeudi 29 août 2013

"Saint-Privat" meurtrière à Carmaux : le beau-frère de la victime témoigne

 

Alexander Berlemont, Carmausin depuis un an et demi, beau-frère de Franck Durand, tué d’un coup de couteau, vendredi dernier lors des fêtes de la Saint-Privat, a du mal à contenir sa peine. Mais aussi sa révolte lorsqu’on évoque les faits. Il ne peut admettre la version «officielle» d’une bagarre alcoolisée qui aurait dégénéré. Il ne peut admettre, surtout, que les agresseurs présumés, mis en examen et écroués, se posent en victime de la bande de jeunes. Il se trouvait tout près du lieu du drame, il a tout vu. L’explosion de violence, le coup de couteau, le regard de son beau-frère avant qu’il ne s’écroule. Après avoir déposé auprès des enquêteurs et livré les faits tels qu’il les a vécus à l’avocat de la famille Durand, il témoigne. «Parce que ses yeux ne l’ont pas trahi».

«Je n'ai jamais vu autant de violence»

«Franck était père de cinq enfants dont trois se trouvaient avec lui et ma sœur le soir de sa mort. C’était une bonne pâte, il n’était pas méchant, il adorait sa famille. Ce soir-là, on l’avait laissé avec sa femme et les deux petits de 6 et 14 ans pour qu’ils respirent un peu. Vers 0 h 30, on s’est retrouvés par hasard vers les toilettes publiques de la place Jean-Jaurès lorsqu’on a entendu des éclats de voix dans la rue. Un groupe de 4 à 5 jeunes se chamaillait. C’est en passant devant le vidéoclub que le petit groupe s’est fait accrocher par les tenanciers du restaurant qui les a pris à partie. Dans le groupe, il y avait le fils de Franck. Le ton est monté très vite, ils ont commencé à taper sur les jeunes avec des petits panneaux de stationnement provisoires. Puis le gérant du snack est sorti avec un couteau, j’étais à 8 m d’eux. Un jeune a été blessé au bras. Franck y est allé. N’y va pas, je lui ai dit. C’est mon fils, il m’a dit. Il a essayé de raisonner l’homme qui hurlait, il s’est retourné et lui a planté le couteau dans l’abdomen. J’ai couru vers lui mais je n’ai pas pu m’approcher, il y avait trop de violence, c’était dangereux. J’ai vu son regard avant qu’il ne s’écroule.
J’ai eu peur pour ma femme, pour ma sœur, pour les petits de Franck qui ont tout vu. Il est mort 20 minutes après dans l’ambulance. Une table a ensuite volé dans la vitrine, les deux types se sont réfugiés dans le snack avant que la police n’arrive. La foule voulait les faire sortir. C’est un truc de fous, je n’ai jamais vu ça… Voilà ce qui s’est passé».

http://www.ladepeche.fr/article/2013/08/29/1697449-carmaux-le-beau-frere-de-la-victime-temoigne.html