lundi 7 octobre 2013

A63 : quatre morts à Bénesse-Maremne (40) pour une roue de secours perdue

Quatre hommes, âgés de 44 à 60 ans, sont décédés ce week-end, après un accident de la route survenu quelques centaines de mètres après le péage de Bénesse-Maremne, sur l’A 63, dans le sens Bordeaux-Bayonne.
Les circonstances du drame sont connues. Vers 20 heures, un poids lourd perd sa roue de secours sans que le chauffeur s’en rende compte. La roue s’immobilise sur la voie de droite de l’autoroute. Prenant la mesure du danger que peut représenter cet obstacle sur la route, le chauffeur d’un deuxième camion s’arrête sur la bande d’arrêt d’urgence dans le souci de sécuriser le périmètre. Après avoir prévenu les personnels de sécurité compétents, le chauffeur portugais veut enlever la roue de la chaussée. Il n’en aura pas le temps : une camionnette, immatriculée dans le 65, l’a déjà percutée. Le choc est tel qu’elle se soulève et finit sa course dans l’arrière du camion arrêté sur la bande d’arrêt d’urgence.

Le conducteur de la camionnette, Bernard Dumerc, 60 ans, originaire d’Argelès-Gazost, dans les Hautes-Pyrénées, et un passager arrière, espagnol, décèdent sur le coup. Les deux autres personnes à bord de ce même véhicule sont transférées, entre la vie et la mort, l’une à l’hôpital de Bordeaux, l’autre à Bayonne. Ces deux Espagnols décéderont dans la nuit de samedi à dimanche.
Les victimes de cet accident rentraient d’une expédition en Amérique du Sud. Passionnés de montagne, les trois Espagnols, tous de Saint-Sébastien, étaient connus du microcosme des alpinistes. Andoni Areizaga, sergent à la caserne des pompiers de Saint-Sébastien, était directeur sportif de la très populaire course pyrénéenne de ski alpin par équipes Open Altitoy Ternua. Josean Fernández était professeur dans un lycée professionnel à Eibar, et Iñaki Cuellar, alpiniste.
Ce terrible accident a mobilisé le peloton de gendarmerie autoroutier de Castets et les sapeurs-pompiers de Capbreton, Tyrosse et Soustons. La circulation n’a pas été coupée mais réduite sur une voie.
Les premiers éléments de l’enquête ont démontré que le chauffeur portugais qui s’est arrêté ne présentait aucune trace d’alcool ou de stupéfiants dans le sang. À ce stade, aucune responsabilité pénale n’est établie contre ce chauffeur qui a fait son devoir de citoyen.
En revanche, il reste à déterminer s’il y a un lien de causalité directe entre la perte de la roue du premier poids lourd et l’accident. En clair, s’il y a eu un défaut de sécurité sur le camion qui a perdu la roue. La suite de l’enquête, menée par la gendarmerie de Saint-Vincent-de-Tyrosse, le déterminera.

http://www.sudouest.fr/2013/10/07/quatre-morts-dans-un-accident-sur-l-a-63-1190958-2780.php

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