Ce samedi, un ingénieur territorial de 45 ans, chargé de programmation de travaux au service eaux et assainissement, a en effet choisi de se donner la mort. Un geste terrible que ses collègues, hier, n’osaient interpréter qu’en filigrane : « Bertrand, c’était la joie de vivre incarnée. Toujours un bon mot aux lèvres, le roi des calembours, on ne comprend pas ! » «Tout ce qu’on savait c’est que, au niveau hiérarchique, ses points avaient été bloqués et qu’il le vivait plutôt mal. Et ce n’était pas simple pour quelqu’un qui respira d’habitude la joie de vivre, poursuit un de ses proches. Mais sinon, dans sa privée, tout semblait aller plutôt bien, il venait d’acheter une maison qu’il commençait à retaper… » Du côté du président de la CAHC, le trouble est patent : « Je l’ai encore vu la semaine dernière repartir vers la gare sur son mini-vélo, jamais je n’aurais pu imaginer un tel drame. Bien sûr, il y a quatre ans, il avait fait un espèce de burn out mais il était suivi depuis lors par la Médecine du travail. Vous savez, c’était quelqu’un de très pointilleux et organisé dans son travail et depuis quelque temps il avait à s’adapter à de nouvelles règlementations qui semblaient particulièrement l’affecter parce que ça occasionnait des retards dans son travail… Je me souviens il y a deux ans avoit validé son passage en tant qu’attaché principal alors que sa hiérarchie ne le souhaitait pas. Là, j’ai cru comprendre qu’il n’acceptait pas ne pas avoir été augmenté sur une prime… » Le bureau de l’ingénieur territorial devrait, dans les prochaines heures, faire l’objet d’investigations policières… afin de comprendre ce qui, hier, semblait pour beaucoup inexplicable.
http://www.lavoixdunord.fr/region/henin-beaumont-et-ses-environs
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