Deux personnes sont mortes et quatre autres ont été grièvement blessées dans un incendie qui s'est déclaré samedi en début de soirée dans un immeuble d'habitation à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis.
Le feu se déclare pour une raison inconnue. "L'incendie violent" s'est déclaré aux alentours de 20 heures "au rez-de-chaussée dans une cage d'escalier puis s'est propagé sur toute la hauteur de la cage d'escalier, dans les couloirs et les combes", a raconté le commandant Moulin. En quelques minutes seulement, le feu a atteint les étages, la structure du bâtiment contenant beaucoup de bois et les installations électriques étant vétustes. Les flammes se sont ensuite propagées à la toiture.
Certaines des victimes ont sauté par la fenêtre. Deux femmes, dont une enceinte, ont sauté par les fenêtres pour échapper aux flammes. "J'ai vu une femme du cinquième étage, je lui ai dit 'Ne saute pas, ne saute pas'. Mais elle a sauté. J'ai pensé à jeter ma petite soeur par la fenêtre. Je me suis dit qu'elle serait blessée, mais qu'elle ne mourra pas dans le feu", raconte à Europe 1 Ayouz, un habitant du 6e étage. Huit personnes ont réussi à sortir elles-mêmes en utilisant les échelles installées par les pompiers.
Quatre autres victimes se trouvent dans un état grave, avec "pronostic vital engagé", dont un pompier blessé par "une poutre qui lui est tombée sur le dos", a déclaré un porte-parole des pompiers. Il y a eu également cinq blessés légers, dont trois pompiers, a précisé cette source.
Un périmètre de sécurité. En début de soirée, 154 pompiers venus de Paris et du département étaient sur place ainsi qu'une quarantaine de camions. Le feu a été maîtrisé à 22h45. Un périmètre de sécurité empêchait l'accès à la petite rue où se situe l'immeuble incendié.
L'origine du sinistre encore inconnue. S'il est avéré que l'incendie s'est déclaré au rez-de-chaussée, les enquêteurs ignorent s'il est d'origine accidentelle ou criminelle. Un immeuble du même pâté de maison, dans la même rue, a déjà été le théâtre d'un incendie il y a un peu plus d'un an à cause d'un règlement de comptes au cocktail Molotov entre squatteurs. Or la copropriété qui a pris feu samedi hébergeait elle aussi quelques squats : de faux contrats de location étaient au cœur d'un "gros trafic de logement", selon les termes d'un élu local.
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