lundi 13 juin 2016

Collision tragique à Villersexel : « Ses voitures anciennes, c’était sa fierté »

La balade organisée ce dimanche entre Doubs et Haute-Saône par le club des Vieux Volants francs-comtois devait être une journée joyeuse pour ces passionnés de vieilles voitures. Mais hier, en fin de matinée, la sortie a viré au drame. La passion que partageaient Lucien Parisi et son épouse Arlette les a emportés du côté de Villersexel. Alors qu’ils n’étaient qu’à quelques kilomètres de Lure, où tous les membres avaient rendez-vous au cercle de la gendarmerie mobile de Lure. Il était prévu que dans l’après-midi ils pourraient disposer d’une piste fermée pour leur permettre d’effectuer des épreuves d’adresse avec leur véhicule. Le destin en a décidé autrement.

« Un grand vide au sein du club »

Reçus peu après l’accident dans les salons d’honneur des gendarmes lurons, tous les participants étaient effondrés. « Tout le monde est sous le choc. On souhaite plutôt ne rien dire », glisse le vice-président du club, organisateur de la sortie.
À Vieux-Charmont, la nouvelle a bouleversé Jacques Lesueur. Joint au téléphone, l’ancien président des Vieux Volants est lui aussi « effondré ».
Il se souvient que Lucien Parisi avait rejoint en 1980 le club qu’il présidait à cette époque. « À mes côtés, il avait assuré des fonctions de secrétaire durant de nombreuses années. Revenu simple membre, il était toujours prêt à donner un coup de main dans l’organisation des rendez-vous de l’association ». Jacques Lesueur décrit le couple d’Audincourtois comme « des gens très sympathiques. C’était un couple qui sortait de l’ordinaire et respirait la bonne humeur. Arlette avait toujours un petit mot pour faire rire ».
Lucien Parisi, ancien ouvrier spécialisé chez Peugeot consacrait tout son temps à assouvir sa passion : la restauration de vieilles voitures. Comme cette Citroën 5 CV type 3 de 1923 qu’il a restaurée durant des années. Et lorsqu’il ne trouvait plus les pièces, Lucien mécanicien hors pair les fabriquait lui-même dans son garage. « Ses voitures c’était sa fierté », raconte Jacques Lesueur. Même Arlette avait sa voiture de collection, « une belle 304 Cabriolet Peugeot ».
Leur disparition « nous fait un sacré choc. C’était des gens volontaires. Ils vont laisser un grand vide au sein du club », note encore Jacques Lesueur, la voix empreinte d’émotion.
http://www.estrepublicain.fr/edition-de-vesoul-haute-saone/2016/06/13/collision-tragique-a-villersexel-ses-voitures-anciennes-c-etait-sa-fierte