jeudi 3 novembre 2016

Chooz se tue dans un accident en Belgique, deux autres dans un état critique

Mardi vers 21 h 30, un véhicule a atterri dans la façade d’une boulangerie à Falmignoul (Dinant) à la suite d’une sortie de route. Trois salariés de la centrale de Chooz se trouvaient à bord. L’un des passagers a perdu la vie, les deux autres sont dans un état critique
Alexandre, le patron de la boulangerie Les gourmandises du moulin, située place Tombois à Falmignoul (Dinant), a toujours pensé qu’un accident arriverait sur la côte Marie-Thérèse, qui passe devant son café. Selon lui, beaucoup de conducteurs ne respectent pas la limitation de vitesse fixée à 30 km/h. Mais il ne s’attendait pas à un accident mortel… «  Vers 21 h 30, on a entendu un énorme bruit. Les enfants dormaient à l’étage car nous vivons au-dessus de notre magasin. Avec mon épouse, nous sommes sortis et une voiture avec trois personnes s’était encastrée dans la porte de notre privé, situé à droite de la boulangerie  », commence le patron. Comme l’indique le parquet belge, la voiture a fait «  un tout droit  » une fois arrivée en bas de la côte et a percuté la façade du boulanger. Selon le chef de corps de la police, il n’y avait aucune trace de freinage.
Le passager arrière, un homme âgé de 41 ans, est décédé dans l’accident. Quant aux deux autres occupants, âgés entre 25 et 35 ans, ils ont été emmenés vers les sites de Dinant et Mont-Godinne du CHU Dinant Godinne. Il s’agit de trois ressortissants français, trois collègues de travail de la centrale de Chooz, près de Givet.
Quelles sont les causes de l’accident ? La vitesse ? La drogue ? L’alcool ? Selon le parquet belge, il est encore trop tôt pour le dire, mais des bouteilles d’alcool ont été retrouvées dans l’habitacle.
«  De quoi orienter l’enquête  », confie la substitut du procureur du Roi. Les pompiers de la zone Dinaphi des casernes de Dinant et de Beauraing sont intervenus sur place, tout comme la protection civile de Libramont pour stabiliser le bâtiment.
Pour le boulanger, cet accident a de nombreuses conséquences. «  Le choc a tellement été brutal que des moellons ont été éjectés à quatre mètres à l’intérieur de l’habitation. Il s’agit des pierres de l’entrée de notre maison. Donc, pour rentrer chez nous, ma famille est obligée d’enjamber les pierres. Mais bon, heureusement à ce moment-là, les enfants dormaient à l’étage. Il n’y avait personne en bas  », explique Alexandre.
Ceci dit, cette famille n’est pas certaine de pouvoir vivre tout de suite dans sa maison, ni de pouvoir rouvrir la boulangerie dans les prochains jours. «  Un expert et un contre expert doivent venir dans la journée (ce mercredi, ndlr). Et si la stabilité du bâtiment est compromise, nous ne pourrons pas retravailler tout de suite et nous devrons vivre ailleurs en attendant les réparations  », conclut le gérant.
http://www.lunion.fr/node/832275