mardi 6 décembre 2016

Un homme tue sa compagne et se rend aux gendarmes

Un drame familial s’est joué dans le huis clos d’une maison de Pibrac, à l’ouest de Toulouse vendredi soir en début de soirée. Vers 20 h 30, les gendarmes de Léguevin ont eu la surprise de trouver devant leur brigade un homme qui venait s’accuser du meurtre de sa compagne. Une patrouille est tout de suite partie vers Pibrac, route de Mondonville et a en effet découvert le corps sans vie d’une femme dans la maison occupée par ce couple. Les secours n’ont même pas été prévenus, la victime était déjà morte.
Selon les premières constatations, cette femme de 58 ans, originaire de Colomiers, a été atteinte d’une décharge de plombs tirés par un fusil de chasse. Le tireur ne lui aurait laissé aucune chance. Elle aurait été abattue peu avant 20 heures. Le parquet a rapidement saisi la brigade des recherches de la compagnie de Toulouse-Mirail pour mener l’enquête.

Un différend sur «des projets de couple…»


Un légiste s'est déplacé sur place, en présence du procureur de permanences. Des techniciens en investigations criminelles ont réalisé de nombreuses constatations sur les lieux du drame pour réunir un maximum d'éléments techniques et scientifiques.
En parallèle, le suspect, Antoine Lheritier, 63 ans, a été placé en garde à vue. Garde à vue décalée en raison de l'alcoolisation de cet homme, un ancien marbrier aujourd'hui à la retraite. Entendu par les enquêteurs, cet homme n'a pas fourni d'explications très claires sur le pourquoi de son passage à l'acte. «Le drame intervient dans un contexte familial mais l'instruction devra déterminer pourquoi cela a basculé», a expliqué hier soir le parquet.


A priori, même si les investigations désormais menées sous commission rogatoire devront l'établir, le couple qui n'était pas marié ne se trouvait pas en situation de rupture. «Il y aurait eu des divergences dans les projets de vie à court et moyen terme», avance une source proche du dossier volontairement très prudente. Le suspect, qui a reconnu lors de sa garde à vue avoir tiré sur sa compagne, aveux renouvelés dimanche après-midi devant le juge d'instruction n'a pas été, semble-t-il, capable de formuler de manière claire l'explication de son geste. À Pibrac, où le couple n'avait jamais fait parlé de lui, les habitants s'interrogent sur les raisons de ce drame conjugal.
Présenté dimanche au parquet, puis au juge d'instruction, l'homme qui s'est accusé d'avoir tué son ami a été mis en examen pour «homicide volontaire», avec la circonstance aggravante du lien entre l'auteur et la victime. À l'issue, le mis en examen a été placé en prison sur décision du juge des libertés et de la détention.

http://www.ladepeche.fr/communes/pibrac,31417.html