mercredi 12 avril 2017

Femme égorgée à Alès : son compagnon aurait avoué

L 'homme avait été découvert endormi aux côtés du corps de la victime dans la nuit de lundi 10 à mardi 11 avril.

Dans la nuit de lundi à mardi, quartier de Rochebelle, à Alès, les sapeurs-pompiers intervenaient parce que de l'eau coulait à flot sous la porte d'un appartement au rez-de-chaussée d'un immeuble. Par la fenêtre, ils aperçoivent dans l'habitation un couple étendu sur un lit. Une fois entrés par la fenêtre, ils ont alors découvert la jeune femme, âgée de 31 ans, sans vie.
Les policiers qui les accompagnaient ont relevé sur son corps trois importantes blessures, une à l'abdomen, deux à la gorge, dues à une arme blanche. Une autopsie, programmée dans la journée de ce mercredi 12 avril, devrait définir laquelle des trois a entraîné la mort. 

Assoupi aux côtés de la victime

D'après les premières constatations, le compagnon est suspecté d'avoir porté les coups. Au moment de l'intervention des sapeurs-pompiers et des policiers d'Alès, un peu après deux heures du matin, mardi, l'homme, âgé d'une petite cinquantaine d'années, se trouvait assoupi et très alcoolisé aux côtés de la victime. 
En fait, la grosse fuite supposée ou même début d'inondation du rez-de-chaussée de cet immeuble du faubourg de Rochebelle, qui a motivé l'intervention des sapeurs-pompiers, serait plutôt la conséquence d'un effréné ménage entrepris par le compagnon. Ce dernier aurait, en effet, lavé l'appartement à grandes eaux pour effacer les importantes traces de sang. Avant de s'endormir près de sa compagne défunte. Avant la signification de sa garde à vue au commissariat d'Alès, il est d'abord passé en cellule de dégrisement durant une bonne partie de la matinée. 

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Un suspect sans antécédent judiciaire

Puis, dans l'après-midi de ce mardi, les membres de l'antenne nîmoise du SRPJ de Montpellier, dépêchés sur place dès le matin pour mener les investigations, ont procédé à son audition. En fin de journée, le parquet d'Alès a informé que la garde à vue du suspect serait prolongée et que l'affaire serait confiée au pôle criminel de Nîmes.
Si, dans le voisinage, était évoqué "un couple à problème", le compagnon de la victime, sans profession, n'a pas d'antécédent judiciaire. Selon nos informations, l'homme aurait reconnu son implication dans le drame, mardi soir, lors de sa garde à vue.