mardi 20 août 2013

La Rivière-Drugeon : elle tentait de fuir lorsqu’il lui a tiré dans le dos

Les autopsies pratiquées hier sur les corps d’Aurélia Varlet et Didier Grosjean, ont permis de préciser le scénario de ce qui correspond à un crime dit passionnel. La jeune femme a reçu le premier coup de feu dans un rein alors qu’elle tentait de fuir par la porte-fenêtre donnant sur le balcon du pavillon situé à La Rivière-Drugeon. Le second coup de feu a été donné à bout portant dans le cou. Une véritable exécution à l’issue de laquelle l’homme a retourné l’arme contre lui. L’heure de la mort correspond, grosso modo, à la tranche horaire ou des voisins disent avoir entendu des coups de feu, au moins 12 h avant la découverte des corps.
Il s’agissait d’un fusil de chasse à canon scié, équipé d’un « prolongateur » permettant d’augmenter sa capacité en munitions. Un mécanisme interdit pour la chasse. Il avait été chargé de sept balles. Didier Grosjean possédait trois armes à feu chez lui. Le médecin légiste a également relevé les traces d’une lutte. Aurélia Varlet a eu une touffe de cheveux arrachés et elle portait des traces au niveau du cou indiquant qu’elle avait été violemment maintenue à ce niveau.
Enfin, les enquêteurs ont trouvé sur place une mise en scène macabre. Sur la table du salon, deux photos, l’une de Didier Grosjean et l’autre d’Aurélia Varlet avaient été disposées avec un bouquet de fleurs entre elles. Dans la chambre, à la place que n’a pas occupée la jeune femme, une robe a été étendue et visiblement, son ex-compagnon avait dormi de l’autre côté.
Les gendarmes ont également appris que lors de son déménagement, fin juillet en compagnie de son père, Didier Grosjean avait menacé de se suicider si elle partait. Puis durant les quelques jours qu’elle avait passés en vacances avec son père, il l’avait harcelée au téléphone. Des investigations vont être menées sur la téléphonie du couple pour savoir dans quelles conditions Aurélia Varlet a accepté de revenir au pavillon, bien que la mort de l’auteur plus que probable des coups de feu éteigne l’action de la justice.

http://www.estrepublicain.fr/actualite/2013/08/20/les-autopsies-precisent-la-piste-du-crime-passionnel

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